Politique virale

La marketing viral est une nouvelle technique dont l’objectif est de se faire connaître d’un maximum d’internautes. Il compte ensuite sur les consommateurs (internautes en l’occurence) pour se faire des vecteurs d’action de la marque. En politique, c’est la même chose, sauf qu’il ne s’agit pas de promouvoir un produit mais un homme.

L’idée est d’occuper l’espace et ainsi devancer ses rivaux. Comment? C’est simple, par l’achat de mots-clés sur Google AdWords par exemple. Ainsi, l’internaute qui recherche des informations sur un sujet d’actualité se voit diriger vers des blogs ou sites de partis politiques. Par exemple, si l’on tape : “école rue rampal” dans Google, sur les 10 premiers résultats, on peut voir 4 blogs politiques (dont 2 du parti socialiste et 2 “sans étiquettes” à priori). Il en va de même pour tous les sujets d’actualités plus ou moins récents susceptibles d’être “récupérés” politiquement. C’est peut être là, la vraie bataille du web car les partis peuvent diriger des personnes vers leurs idées même si celles ci ne cherchaient aucune information politique à la base. L’internaute est peut être moins conscient à ce moment des informations qu’on lui donne et probablement moins réfractaire aussi.

A ce petit jeu du chat et de la souris, difficile de dire qui en sort vainqueur tant les faits d’actualités récupérés sont nombreux. On peut noter que les petits partis utilisent aussi cette technique et notamment la gauche antilibérale ou altermondialiste dont une partie de la communication est basée sur cette technique qui leur permet d’exprimer de manière plus concrète leurs idées.

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Quand la politique devient virtuelle

Second life est un univers virtuel, une simulation bien réelle, avec ses vertes plaines, ses copies de sites historiques (Mont saint michel, tour Eiffel …), son système économique basé sur sa propre monnaie (le Linden-dollar qui est échangé contre de la monnaie réelle), ses villes, ses magasins, ses prostituées et ses politiques…

C’est simple, c’est un petit programme à télécharger, un numéro de carte de crédit à donner et nous voilà lancer dans l’aventure. Chaque joueur choisit son avatar et peut ensuite visiter ce monde comme bon lui semble et y participer activement moyennant finance. Contre quelques vrais euros, vous avez la possibilité d’acheter du terrain, de construire, d’ouvrir un commerce ou un QG de campagne.
C’est le front national qui s’est lancé le premier dans cet univers, à l’initiative des jeunes adhérents de Moselle, pour promouvoir la candidature de M. Le Pen. Quelques semaines plus tard, ce sont le PS et l’UMP qui ont ouvert un espace dédié à la campagne présidentielle 2007.

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On ne peut pas dire que l’on ressort grandi après la visite de ces différents “espaces d’échanges” (comme on nous les vend au PS comme à l’UMP), car peu ou plutôt pas de débat possible. La plupart du temps cela ressemble plutôt à une cacophonie plus ou moins organisée où le moindre signe de véhémence vous renverra, virtuellement toujours, dans vos 22. Alors pour un militant passionné de nouvelles technologies, Second life est un terrain de jeu des plus excitants, pour tous les autres, c’est marrant 2 minutes.

Pour repérer et convaincre l’électeur, le PS et l’UMP rivalisent d’ingéniosité et multiplient les initiatives en matière d’e-communication politique, mais comme dirait l’autre, c’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses…

C’est selon l’expression et avec du Marielle haut de gamme que je vais illustrer ma pensée sur cette nouvelle forme d’e-communication politique : C..

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De la poudre aux yeux des candidats?

Même si il est trop tôt pour faire un bilan de l’utilisation d’Internet dans la campagne, certaines études tendent à montrer que cet outil est loin d’être le moyen d’information priviligié des français sur les candidats à l’élection. N’en déplaise aux conseillers de communication de Sarkozy et Royal qui se livrent une bataille sans merci, redoublant d’ingéniosité pour faire la “net” différence.

L’importante prolifération de sites politiques durant cette campagne présidentielle n’est plus à démontrer, avec plus de 1300 sites recensés sur le site de veille www.observatoire-presidentielle.fr. On trouve de tout sur Internet, des côtes de popularité aux paroles d’experts, en passant par les commentaires d’internautes, les données économiques et sociales… Il y a un véritable croisement entre les informations d’actualités, les unes de journaux et les réactions sur les blogs, forums. Cependant, la popularité des sites des grands médias français est largement plus importante : 100000 visites mensuelles pour les gros sites de débats contre 28 millions pour lemonde.fr (cf article Le Monde du 7 mars si je ne m’abuse).

Certaines enquêtes ont dégagé le profil majoritaire de ces politico-blogueurs : masculin, urbain, diplomé et plus politisé que la moyenne… Ne nous voilons pas la face, ces blogs procurent un subtil plaisir à l’égo et ont une portée plus culturelle que directement politique, c’est en tout cas ce que tendait à montrer un sondage TNS/Sofres fin 2006.

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Au final, ca fait tout de même 16 personnes sur 100 qui sont influencées en partie par internet! Des internautes chouchoutés par les grands partis qui n’hésitent pas à mettre le “paquet” à coups de webTV, multiples discours, photos et articles, pour séduire le plus grand nombre. Bienvenue dans les temps modernes de la communication politique, course à l’image et à la notoriété médiatique sans réelle limite, dernière trouvaille de cet “homo communicans” : Second Life. La suite au prochain épisode …

 

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Demandez les programmes !

Mission difficile que de trouver les programmes des différents candidats. Publiés de façon partielle et diffuse, les programmes sont mis de côté pendant une grande partie de la campagne, on en oublierait presque qu’à l’origine, le vote sanctionne des idées et une politique plutôt qu’un homme. Alors bien sur, on peut avoir des convictions, être sur de son choix mais beaucoup hésitent encore. Sans vouloir remuer de vieux démons, je pense qu’il est important de consulter le programme d’un candidat, le comparer à ceux des autres pour essayer de voir celui dont on se sent le plus proche, même lorsqu’il s’agit du premier tour et d’un vote « contestataire ».

Sitoyens.fr vous permet de consulter les programmes des différents candidats et d’en comparer deux plus précisément si vous êtes partagés. Les programmes sont repris de manière très claire et divisés en grandes catégories telles que santé, institutions, international, environnement, ou encore solidarité… Vous pouvez vous rendre compte que les candidats ne se sont pas encore exprimés sur tous les sujets. Il y a plus de blancs (j’entends par là les parties de programme non renseignées) chez les « petits » candidats que chez Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Notons quand même les quelques « en attente d’information » sur le programme de Nicolas Sarkozy sur les sujets de la guerre en Irak, du développement durable (transport, eau, OGM…), des inégalités salariales hommes-femmes…

Et maintenant, qui mettriez-vous à la place de Blondin, Tuco et Sentenza?

Sergio Leone

 

La politique version 2.0

Parallèlement aux différents articles politiques que l’on peut trouver sur les sites et blogs, une nouvelle forme d’initiative est apparu récemment avec l’émergence du web 2.0 (sites qui proposent l’intéraction entre les utilisateurs). Dans le web 2.0 tout le monde peut apporter sa contribution au contenu du site que ce soit en terme de contenu texte (wikipédia par exemple), photo (Flickr) ou vidéo (youtube)… J’espère avoir éclairer quelques lanternes et je vous invite à consulter des sites plus spécialisés pour de plus amples informations.

Cette technologie favorise largement la mise en ligne de vidéos. Une aubaine pour les reporters en herbe mais aussi pour les plus confirmés qui se voient offrir une nouvelle liberté que ce soit dans le choix des sujets ou dans leur ton. Espérons que cela donne un nouveau souffle au débat politique.

De nombreuses initiatives d’inconnus bloggeurs me semblent très intéressantes, et par exemple celle de Nicolas Voisin et Julien Villacampa blpwebzine.blogs.com/politicshow/ qui alimentent régulièrement leur webTV politique citoyenne francophone avec plusieurs séries de petits programmes politiques et de nombreuses vidéos.

Parmi les plus célèbres on peut citer, John Paul Lepers (Ex TF1 puis Canal+), qui nous offre ses reportages décalés sur www.latelelibre.fr, tandis que l’on peut retrouver les mises en scène de son ancien collègue du “Vrai journal” de Canal+ Karl Zéro sur leweb2zero.tv. Pour vous donner un petit avant goût du genre de vidéo que l’on peut trouver sur ces sites et par là même faire ma désormais très attendue référence cinéma, je vous propose la bande annonce du prochain film de Karl Zéro “Ségo et Sarko sont sur un bateau”…

Des candidats, en veux-tu? en voilà!

On ne nous refera pas le coup de 2002 qu’y disaient. Et pourtant… Qu’est ce qui a changé en 5 ans ? Nos grands médias traditionnels (presse, radio, télévision) n’ont pas l’air d’avoir retenu la leçon, ce n’est pas faute d’avoir été pointés du doigt. La bipolarisation du débat entre les 2 « têtes d’affiche », Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy (pour ceux qui viendraient d’une autre planète), ne fait aucun doute et à en croire les chiffres, ces deux là laissent encore moins de place aux autres que leurs prédécesseurs Jacques et Lionel.

Selon le CSA, Jacques Chirac et Lionel Jospin ont occupé sur le mois de janvier 2002, 51,6% du temps d’antenne (avec 6h11min54sec) dont 32,9% de temps de parole. En janvier 2007, Royal et Sarkozy ont occupé 54,5% du temps d’antenne (10h51min30sec) dont 46% de temps de parole !

La récente montée de François Bayrou dans les sondages devrait lui ouvrir un temps de parole plus important mais qu’en est il des autres candidats ? S’il est un espace où ils peuvent s’exprimer et s’ouvrir au plus grand nombre, c’est bien Internet.

Tous les candidats ont un site internet ou un blog et pour nombre d’entre eux, il s’agit de la seule tribune dont ils disposent. Effectivement, certains candidats déclarés (liste sur www.presidentielle-2007.net/candidats-2007.php) s’expriment et surtout proposent sur internet. Chacun donne son programme, ses idées, internet apporte donc une réelle ouverture.

Quelques exemple de « petits » candidats choisis au hasard :
Roland Castro www.utopiesconcretes.org/blog/
Nicolas Miguet www.miguet2007.com/rcf/
Rachid Nekkaz www.nekkaz.com/programme/

C’est une réalité, internet offre un éventail de toutes les idées et politiques proposées au cours de cette campagne, et qu’il s’agisse de candidats déclarés ou de simples forces de proposition, ce libre accès à internet est un formidable vecteur de diversité. Encore faut-il ouvrir les yeux et ne pas s’arrêter aux sites des différents médias traditionnels ou des grands partis politiques.

Ouvre les yeux

 

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